Pour certains, le coaching reste encore mystérieux, et fait
encore l’objet de fortes résistances ou de méconnaissances. Pourquoi ? Quels en
sont les obstacles ? Et comment les surmonter, pour le plus grand bien des
hommes de l’Entreprise ?
La pratique du coaching en Entreprise reste encore
discrète et peu démocratisée, malgré les besoins immenses dans ce domaine qui a
fait ses preuves. Qui peut développer cette pratique qui sert à la fois le
développement de la performance et l’épanouissement des Hommes ?
Les coachs eux-mêmes
Cette profession
relativement récente est encore en phase de maturation et de structuration de
son identité. Certains consultants, de formations et d’expériences
insuffisantes, exercent sans véritable légitimité.
Et pourtant ! Les écoles
de coaching, l’université, les associations de coaching, les Instituts du
Management et les Directions des Relations Humaines œuvrent activement pour
professionnaliser et structurer la profession : formations certifiantes,
référencements, habilitations, ….. . Les professionnels confirmés et reconnus
peuvent aider les Entreprises à choisir leurs coachs, en leur donnant les
outils de sélection appropriés.
L’Entreprise
L’Entreprise a besoin de
rationnel, de maîtrise, de contrôle, de mesure du résultat. Dans cette optique,
le coaching peut susciter une certaine réticence à introduire du complexe, du
non mesurable.
Et pourtant ! La réalité de l’Entreprise n’est-elle pas celle
de la complexité, celle du monde du vivant, des hommes et des femmes qui la
composent, avec leurs lots d’interrogations, de sentiments, d’émotions,
d’enthousiasmes. Le coaching permet de réconcilier l’économique et l’humain, le
rationnel et l’irrationnel, la pensée et le cœur, le faire et l’être, l’Homme et
l’Entreprise.
Par ailleurs, l’Entreprise en France, contrairement aux
Etats-Unis, perçoit encore trop le coaching comme un remède à des
insuffisances.
Et pourtant ! Si l’on prend l’image du coaching sportif dans
le domaine du tennis par exemple, on constate que ceux qui ont un coach sont
plutôt dans les 100 premiers mondiaux et ont un potentiel de champion. Il en va
de même dans l’Entreprise : le coaching concerne bien sûr les « potentiels »
pour qu’ils renforcent, dans le cadre de leur mission, leurs compétences et leur
identité personnelle et managériale.
Le manager
Le manager (coaché) participe
aussi, dans une certaine mesure, à entretenir le mystère. Le souci d’un
dirigeant peut être de maîtriser la promotion de son image de dirigeant au sein
de l’Entreprise : « Jusqu’où, en tant que dirigeant, puis-je me donner la
permission de me remettre en cause, de douter, d’avoir envie de me développer ?
Comment les salariés vont-ils interpréter le fait que je me fasse accompagner
par un coach ? » .
Son besoin sera donc d’entretenir une grande discrétion sur le
sujet. Le coach lui-même, détenteur de confidences du dirigeant, fera preuve
d’une grande réserve et ne pourra pas faire état, sauf accord du client, de
réalisations probantes nominatives, auprès des tiers.
Par ailleurs, certains
pensent que la dimension psychologique n’a pas sa place dans l’Entreprise. Le «
pas d’états d’âmes dans l’Entreprise» reste encore très présent dans la culture.
Le psychologique fascine.
Et pourtant, la puissance d’un dirigeant ne
réside-t-elle pas dans sa faculté à se remettre en cause, à accepter d’être
authentique, à faire preuve d’humanité, et à percevoir que les principales
motivations se situent dans l’émotionnel ? Qui les salariés ont-ils envie de
suivre ? Certainement celui qui porte le Sens, qui écoute et reconnaît chacun,
tout en sachant être ferme sur les décisions.
Alors !
Pourquoi refuser, par méconnaissance ou par a
priori, une approche qui stimule la performance ? D’autant plus que le modèle du
coaching en Entreprise s’est adapté au modèle économique en proposant des
processus maîtrisés :
- Le choix des coachs ou le référencement de cabinets
répond à des critères bien définis,
- Les contrats de coaching définissent
des objectifs entérinés par les coachés et leur Direction (hiérarchie et/ ou
DRH)
- Des points intermédiaires et des bilans en fin de démarche sont
prévus.
Le mystère ne réside pas dans le coaching lui-même qui a su prouver son intérêt économique ; il se situe plutôt à l’intérieur de l’homme, et c’est cela qui fait toute la grandeur et la complexité de ce métier.
Auteur: Denis Velter. Article publié sur Médiat
Coaching, 2007 (http://www.mediat-coaching.com) . Mis en ligne
par l’auteur ou avec son accord explicite ou celui de ses ayants
droit.