Un entretien avec Yves Richez, directeur associé de SUCCESS Communication & Leadership™ par Christel Lambolez
Quel est le moment opportun pour avoir recours au coaching ?
Le coaching a du sens lorsque la personne a un projet, un "truc qui la dépasse", qui la "démange", qui "l'inspire" ou "l’aspire" d'ailleurs, mais elle ne sait ni comment, ni où chercher, encore moins comment mobiliser ses talents pour la réalisation.
Je constate que les personnes que je coach ont tout en "elles". Il faut juste deux conditions : la première, les mettre en contact avec leur(s) potentiel(s) de manière consciente et réelle, la seconde est de les conduire à libérer ce potentiel en l'actualisant. Le projet réussit ensuite "presque" de lui-même. En fait, un coaching qui ne sert rien, ne sert à rien
Beaucoup de personnes s’improvisent coach et donc la notion de coaching reste assez floue. Pouvez-vous nous la préciser ?
La posture de coach a pour vocation de vous accompagner à faire émerger et actualiser vos potentiels, expliciter vos capacités et vos compétences en vue d’atteindre votre objectif, votre but. Le coach doit donc, me semble-t-il posséder un savoir expérientiel mais aussi existentiel capitalisée et intégrée. Ainsi, il sait à la fois être efficace, mais aussi efficient, dans réussite ou l’accomplissement du projet personnel/professionnel d’autrui.
Je distingue de ce fait le coach, le thérapeute, le consultant, le tuteur, le mentor, le counselor etc. Par exemple, le mentorat aide à l’orientation ou à la transmission. Le tutorat, lui, permet une meilleure socialisation ou apprentissage d’un savoir professionnel. Le counseling est utilisé notamment pour la construction identitaire. Le coaching est une posture complexe qui devrait réserver encore quelques bonnes surprises.